TRIBUNE

La parole est à vous !

Marine Brun Pouvreau

directrice des événements à la Société Générale

Le digital dans l’événementiel, oui !
Mais quid de la rencontre ?

Les années 2010 ont vu arriver avec précipitation et envie le digital dans le monde événementiel. Multiplexes, streamings, webinars, hologrammes, réseaux sociaux et autres ont remplacé pendant quelque temps les événements traditionnels, permettant aux participants de vivre des expériences sans se déplacer.

 

Les usages ont muté grâce à ces nouveaux formats, offrant des possibilités inédites et innovantes d’interactivité. C’est certain, nous avons gagné en richesse et nous ne reviendrons pas en arrière. Mais ces techniques, à la fois coûteuses et complexes à monter, ne l’oublions pas, n’ont pas remplacé le plaisir, l’impact et l’efficacité d’une vraie rencontre.

 

À l’aube de 2020, je constate que nous revenons vers des formats d’événements plus traditionnels où le digital est bien présent, mais sans prendre le pas sur ce qui est le cœur du métier de l’Événement : créer LA rencontre entre une marque et ses publics.
Et je m’en réjouis !

arnaud février

photographe – www.arnaudfevrier.photo

« Qu’importe l’appareil photo,
le regard fait tout »

La photographie ne s’est jamais aussi bien portée.
L’arrivée du numérique et de nouveaux canaux de diffusion ont permis une démocratisation considérable de la pratique photographique. Un photographe professionnel ou amateur est capable aujourd’hui de financer, produire, diffuser
et vendre à travers son seul compte Instagram.

 

Avec 95 millions de photos et vidéos postées quotidiennement, cette plateforme s’est rapidement imposée comme un partenaire indispensable des photographes. Cette évolution ne s’est pas faite sans « casse ». La paupérisation de la profession est une réalité.

 

La chute de la rémunération des parutions en presse, le renouvellement du matériel en évolution permanente et le nombre de nouveaux contributeurs y sont pour beaucoup. De nouvelles pratiques et des procédés plus anciens voient le jour. Même encore marginale, le renouveau de l’argentique est à suivre. L’emploi d’appareil photo grand format comme la chambre 4×5 voire 20×25 pour le traitement de sujet de fond est en progression.

 

Au-delà de l’ensemble des procédés techniques utilisés aujourd’hui, le regard posé par le photographe détermine l’intérêt de son sujet. À rebours d’une pratique boulimique et narcissique, l’enquête et le temps accordés à un sujet sont déterminants.
Photographiez moins mais photographiez mieux.

tribune momentys agence com